
Goliath
Loopdedoo, le réflexe créatif
Loopdedoo, ou comment parler à une génération qui ne regarde plus la publicité
Il y a une chose que la Génération Alpha ne fait plus depuis longtemps : consommer de la publicité comme on la lui présente. Les filles de 8 à 12 ans ne regardent pas des écrans, elles habitent des écosystèmes, et elles y cherchent une seule chose, de quoi nourrir leur propre créativité pour la reproduire et la montrer.
C'est dans ce contexte que la campagne "Loopdedoo" a été imaginée et déployée sur YouTube et TikTok en France.
Le nouveau réflexe créatif : je regarde, je reproduis, je montre
Chez cette génération, le fait main est devenu une source de fierté et de reconnaissance sociale à part entière. Le cycle est toujours le même : elles regardent un contenu, elles le reproduisent chez elles, elles montrent le résultat à leur tour. Loopdedoo, marque de loisirs créatifs de Goliath, avait tout pour s'inscrire dans ce cycle. Restait à en devenir le déclencheur, l'étincelle qui pousse une fille à sortir sa box et à filmer ce qu'elle crée.
Une cible qu'on ne peut pas cibler
Sur le papier, atteindre directement des filles de 8 à 12 ans sur les réseaux sociaux est impossible, et c'est heureux : la réglementation sur les mineurs l'interdit. Dans les faits, ces filles consomment massivement YouTube et TikTok, via les appareils de leurs parents, grands frères et grandes sœurs. Le vrai enjeu n'était donc pas d'accéder à cette cible, mais de la toucher sans jamais la cibler frontalement, en s'appuyant sur ce qu'elle regarde plutôt que sur qui elle est.
Cibler des contenus, pas des profils
Plutôt qu'un ciblage démographique, on a construit un ciblage contextualisé : chaînes YouTube et communautés DIY, segments d'intérêt et hashtags TikTok autour du fait main, du bracelet et du macramé. On ne cible pas les filles, on cible ce qu'elles regardent déjà. C'est la garantie de zéro déperdition budgétaire, et la seule manière honnête d'aborder une cible qu'on ne peut pas nommer directement.
Deux canaux, deux rôles
YouTube a joué le rôle de moteur de visibilité massive. Les assets globaux de la marque ont été remontés en formats Shorts, ouverture visuelle forte, séquences rythmées, résultat final mis en avant dès les premières secondes, pour coller aux codes qui déclenchent réellement les vues sur ce format.
TikTok a joué le rôle d'amplificateur social. L'influence n'y a pas été un supplément décoratif, elle a été le vecteur qui rend une marque légitime aux yeux des filles. On a sélectionné des créatrices installées dans des formats mère/fille, un cadre à la fois conforme et engageant, puis amplifié leur contenu organique via des Spark Ads pour le transformer en performance média mesurable.
Toute la diffusion a été concentrée sur 4 semaines, calées sur une période de vacances scolaires pour capter un pic d'attention naturel.
Ce que la campagne a produit
Le dispositif n'a pas seulement tenu ses objectifs de diffusion, il a produit un effet mesurable au delà des écrans. En novembre 2025, les recherches Google pour Loopdedoo ont progressé de +260 % par rapport au mois précédent, un signal fort que la marque n'était plus seulement vue mais activement recherchée. Dans le même temps, Loopdedoo est devenu le meilleur vendeur Amazon de sa catégorie sur la période, la preuve que l'intérêt généré en ligne s'est directement transformé en acte d'achat.
Sur YouTube, la vidéo a dépassé les 2 millions de vues complètes, pour un coût par vue de 0,010 €. Fait notable, la moitié de la diffusion s'est jouée sur écrans TV, un canal souvent négligé pour cette cible, qui a généré à lui seul plus de 110 000 impressions supplémentaires par co-visionnage. Autrement dit, les familles ont regardé ensemble, exactement l'effet recherché sur une marque qui doit convaincre autant les enfants que les parents.
Sur TikTok, la campagne a généré plus de 3,1 millions d'impressions, portées à 75 % par les Spark Ads sur l'audience "parents", avec un taux de vue à 6 secondes de 7,21 %.
Chez Goliath, le bilan ne fait pas débat. Comme le résume Audrey Compas : "La campagne a dépassé nos objectifs. Elle a été menée avec beaucoup de rigueur, dans des échanges toujours très qualitatifs. Un vrai succès."
Ce que cette campagne raconte du marketing pour la Génération Alpha
Les marques capables de parler à cette génération sont celles qui acceptent de ne pas lui parler directement. Ici, une marque de loisirs créatifs a choisi de se glisser dans des contenus déjà regardés plutôt que d'en créer de nouveaux à imposer. Le résultat n'est pas seulement de la visibilité, c'est de l'appropriation : des filles qui reproduisent, filment et partagent, sans avoir eu l'impression de voir une publicité.
Comprendre la Génération Alpha
La Génération Alpha, née après 2010, a grandi avec un écran dans la main avant de savoir écrire. Elle ne distingue plus vraiment le contenu du créateur, et se méfie instinctivement de tout ce qui ressemble à un message de marque trop direct. Pour les marques, cela implique de repenser les formats, les canaux et surtout la posture : ne plus s'adresser à cette génération, mais exister dans ce qu'elle regarde déjà.
Explorer de nouveaux territoires de marque
Le fait main, la créativité ou le partage social ne sont plus des niches, ce sont devenus des leviers puissants pour toucher une génération qui échappe à tous les codes publicitaires classiques. Comprendre ces signaux et les transformer en dispositifs média fait partie de ce qui nous anime au quotidien.
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